N° 8 - Avril 97
EDITORIAL
Mes chers confrères, chers amis,
La lettre du GLEM en est déjà à son huitième numéro.
Cette fois-ci, la parole m'est donnée pour vous parler de recherche scientifique.
En effet, vous savez tous que le Groupe Lyonnais d'Etudes Médicales consacre statutairement un budget important à la recherche fondamentale dans nos domaines de prédilection, à savoir l'auriculothérapie et l'auriculomédecine.
Cette recherche se fait sous forme de différents contrats qui nous lient notamment avec le C.N.R.S. Il était en effet nécessaire de consolider les bases fondamentales déjà solides sur lesquelles peuvent s'appuyer à la fois nos travaux cliniques, notre enseignement et notre pratique quotidienne.
Dans ce but, deux programmes scientifiques ont vu le jour :
Le premier concerne l'auriculothérapie et consiste à tenter de prouver qu'il existe bien sur le pavillon de l'oreille des zones cutanées réagissantes et détectables, dont l'activité soit dépendante de l'état physiologique ou pathologique d'un sujet à un moment donné. J'ai choisi comme instrument de preuve la thermographie du pavillon de l'oreille, car comme chacun sait, toute activité mobilise de l'énergie, laquelle finalement finit toujours se dégrader sous forme d'énergie thermique. Par ailleurs il est de la plus haute probabilité, et je n'engage que moi, que la fonction fondamentale du point d'auriculothérapie, fonction pour laquelle la nature la conçu, soit la thermorégulation.
Ce programme de recherche fondamentale que je coordonne avec le Professeur William BISMUTH, Directeur de recherche honoraire au CNRS, est un programme long et ambitieux. Il est donc coûteux et personnellement je ne compte pas les heures de travail qu'il nécessite.
Certains résultats ont été présentés au dernier Forum, vous pouvez déjà les retrouver sur le serveur du GLEM sur le réseau Internet.
Le deuxième grand programme de recherche fondamentale concerne l'auriculomédecine et consiste à prouver instrumentalement l'existence du RAC. Il s'agit là aussi d'un programme fort complexe, à tel point que nous avons dû réduire notre ambition et essayer de ne répondre qu'à une question : des courbes enregistrées avec le RAC et des courbes enregistrées sans le RAC sont-elles différentes ? Nous ne pouvons encore répondre à cette question, étant donné la difficulté d'enregistrer de façon propre de telles courbes. Le travail d'analyse final sera confié ensuite à une équipe de chercheurs du campus de LUMINY à Marseille avec laquelle le GLEM a lié contrat de recherche.
Je voudrais terminer ce petit mot en vous rappelant que la recherche fondamentale et la preuve scientifique qui en résulte sont les éléments majeurs et fédérateurs parmi les faits susceptibles de faire considérer l'auriculomédecine et l'auriculothérapie comme une science véritable.
Je sais que certains peuvent être amenés à penser que l'auriculomédecine ou l'auriculothérapie n'ont pas besoin de preuve scientifique pour exister, s'éloignant ainsi de la science pour se rapprocher de l'Art.
En fait, ces deux orientations, loin d'être opposées, se combinent et se potentialisent mutuellement pour constituer une réalité médicale reconnue.
Le rôle du GLEM est donc majeur de donner ainsi, par de véritables travaux scientifiques, une base fondamentale solide à l'auriculothérapie et à l'auriculomédecine.
Cette nécessité fondamentale, le Docteur Paul NOGIER l'avait parfaitement ressentie, et depuis plus de dix ans il m'avait toujours encouragé dans ce sens, mais il savait aussi que si la question posée était simple, la réponse était difficile.
Docteur Michel MARIGNAN
Lettre de la présidente du Glem
Docteur Chantal VULLIEZ
Cher(e) ami(e) et Confrère,
Le GLEM travaille actuellement et activement afin que les cours enseignés soient pris en considération par les Conseils Régionaux de la FMC. Il me paraît important que nos adhérents nous suivent dans cette direction en s'inscrivant à nos cours, ce qui prouverait aussi notre efficacité.
En effet, l'obligation d'acquisition de points de la FMC est d'ores et déjà prononcée, les médecins ne suivant pas cette filière ne pourront plus exercer. Dans ces conditions, l'heure est grave en ce qui concerne l'homéopathie, l'acupuncture et toutes ces méthodes médicales non encore reconnues par l'Ordre des Médecins.
Nous devons, de toute urgence, constituer des projets de formation médicale continue et les adresser au Conseil National de la FMC.
A ce jour, aucun organisme officiel ne peut se prévaloir d'une validation d'action de la FMC, donnant droit à des points de formation, cette mission étant très précisément dévolue au Conseil National et aux Conseils Régionaux. Il est fondamental de rester unis au sein du GLEM afin que nos formations soient agréées et que les médecins puissent continuer à se former en homéopathie, acupuncture, auriculothérapie, auriculomédecine, hypnose médicale, médecine chinoise, etc...
Je vous remercie de votre aide.
Ecole internationale Paul Nogier
Le Samedi 24 mai, le GLEM et l'EIPN ont l'honneur de recevoir le Recteur Pierre Magnin, qui parlera de 10 h 30 à 12 h sur le système limbique, sujet dont il est spécialiste. Pierre Magnin a été doyen de la Faculté de Médecine de Besançon puis Recteur à Besançon, Strasbourg, et Versailles.
A l'issue de cette conférence, l'EIPN lui remettra le Prix 1997.
La commission chargée du Prix, composée des Docteurs Vandromme, Vulliez, de Souza et Marignan s'est réunie à deux reprises et a défini les critères de choix des futurs récipiendaires. A l'issue du cours du samedi matin, est prévu un cocktail au cours duquel le Prix sera remis officiellement au Professeur Magnin.
Dès maintenant, vous pouvez vous inscrire auprès du secrétariat du GLEM pour la journée du 24 mai.
A bientôt.
Dates importantes à Lyon.
· Cours supérieur les 23, 24 Mai 1997, A. Mallard et B. Julienne. Conférences
Pr Magnin et G. Fiches.
· Nouvelles techniques de Manipulation, les 30, 31 Mai et 1er Juin 1997,
Dr TORTI, (Argentin)..
· Hypnose Médicale, les 6, 7, 8 Juin 1997, H. Petros.
· Auriculomédecine (Perfectionnement), le 20 Juin 1997, A. De Sousa et R. Nogier.
· Le FORUM du GLEM, les 21 et 22 Juin 1997.
Lieu d'échanges, de rencontres et de convivialité, le forum est le rendez-vous annuel permettant le perfectionnement, la mise à jour de nos connaissances et le développement de notre créativité.
17 intervenants.
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Bulletin d'inscription à retourner au GLEM
Nom : Prénom :
Adresse :
Tél : Fax : Spécialité :
o Adhère à l'association pour l'année 96/97: 400 F
o S'inscrit pour le séminaire de :
o Désire des renseignements sur les séminaires de :
Lettre éditée par le Groupe Lyonnais d'Etudes Médicales, 49 Rue Mercière, 69002 LYON, FRANCE.
Tél : (33) 04 72 41 80 08. Fax : (33) 04 78 37 55 13. Email : glem@hol.fr
Allergie et Dysimmunités
Plan
1 - Approche pathogénique
La forme de la confrontation entre le système immunitaire et l'environnement physique, chimique, biologique et psychosocial de la personne varie à travers les âges de la vie.
Le schéma suivant est bien entendu à corriger au cas par cas.
a) La période périnatale et l'enfance :
L'apprentissage immunitaire fait de nombreux faux-pas, que la médecine moderne sait corriger (diarrhées, pneumopathies...). Mais un déficit plus fondamental touche une partie de la population enfantine : celle qui, sujette à de nombreuses infections O.R.L. et pneumopathie, sera sujette à la fragilité bronchopulmonaire et à l'asthme.
L'orsqu'il est pratiqué, le bilan montre un déficit en IgA et IgG. On sait maintenant que la cause en est l'hyperfonctionnement des T8 suppresseurs lui même engendré par une cause virale : souvent une infection périnatale à CMV ; ou bien une autre intrusion virale, « naturelle » ou vaccinale.
Les IgE ne tarderont pas à augmenter : n'oublions pas que, en dehors de leurs effets pervers, elles constituent une réponse immunitaire compensatrice : l'histamine dont elles suscitent la sécrétion déclenche une réaction macrophagique. Mais l'asthme ou l'eczéma ne sont pas loin.
b) L'adolescence :
Si l'apprentissage immunitaire a été correct, elle va tout de même être confrontée à des antigènes inconnus jusqu'alors, d'origine végétale (pollens, levures) ou dus à la pollution industrielle. Avec ou sans déficit en IgA et IgG, c'est
l'hyper IgE qui domine le tableau, et qu'il faudra maîtriser ? Mais un déficit important en IgA ou IgG, séquelle fréquente des événements de l'enfance, devra être aussi corrigé.
c) L'âge adulte :
Est la proie des pollutions tous azimuts : nutritionnelles, professionnelles, tabagiques, etc... Conséquences : Allergies, auto-immunités . ou bascule prématurée dans les problèmes du 3è âge.
d) Le 3è âge
Le nombre et la variété des « blessures » déjà subies par le système immunitaire s'ajoute aux phénomènes dégénératifs. Un « état des lieux » s'impose : bilan immunitaire, cardio-vasculaire, etc.... La correction des dysimmunités constatées s'accompagnera d'une tentative de régénérescence des organes ou systèmes déficients du fait de l'âge.
2 - Les moyens thérapeutiques issus
de la pharmacopée africaine
traditionnelle
En résumé : (le détail sera publié dans les annales)
· Le LKD et le Daphoside : stimulants de la synthèse des immunoglobulines par inhibition des T8 suppresseurs
· Le SLMg : freinateur de cette synthèse, « sédatif » lymphocytaire.
· Le SLCI : inhibiteur de la synthèse des IgE.
· Le Desmodium : inhibiteur de l'action de l'histamine, « en amont » des anti-histaminiques habituels.
Des documentations plus étendues sur les produits cités, ainsi que le document complet sur « allergies et dysimmunités », sont disponibles à l'association Solidarité : BP5802 31505 Toulouse Cedex - tel : 05 61 26 00 95